Résilience climatique

L’un des endroits les plus chauds du monde, le Sahel est particulièrement vulnérable au changement climatique. En plus des longues périodes de sécheresse et des saisons des pluies plus courtes et plus irrégulières, le changement climatique fait encore grimper les températures. La dégradation des terres rend les écosystèmes de la région – et ses populations – extrêmement vulnérables aux chocs climatiques, notamment la sécheresse, les inondations et les vents violents.

Heureusement, les communautés locales du Sahel restaurent avec succès les écosystèmes fragiles de la région grâce à la Régénération Naturelle Assistée. En ravivant les « forêts souterraines » du Sahel, les communautés contribuent à atténuer le changement climatique, tout en s’adaptant à ses impacts et en renforçant leur résilience. Grâce au programme Les Communautés Reverdissent le Sahel, plus de 140 000 hectares ont été reverdis à travers le Niger, le Burkina Faso et le Sénégal. La densité moyenne d’arbres a plus que doublé – passant de 30 à 70–80 par hectare – dans les zones reverdies.

Restaurer les écosystèmes, créer des paysages résilients

La RNA est une technique indigène très efficace pour régénérer les paysages forestiers endémiques en réveillant les racines, souches et graines dormantes. Les agriculteurs identifient et protègent les jeunes plants et favorisent la repousse d’arbres indigènes résistants à la sécheresse sur leurs terres.

L’intégration d’arbres sur les terres agricoles aide les agriculteurs à faire face aux conditions météorologiques plus extrêmes et imprévisibles provoquées par le changement climatique, tout en augmentant la productivité agricole et la biodiversité. Les arbres régénérés protègent le sol contre le stress thermique, améliorent l’humidité et la fertilité du sol. En réduisant le ruissellement et l’évaporation, ils favorisent la rétention d’eau et la recharge des nappes souterraines. Leurs racines profondes préviennent également l’érosion causée par le vent et l’eau.

Une plus grande diversité d’arbres et de cultures permet de répartir les risques liés aux impacts climatiques. En cas de sécheresse ou de fortes pluies, certaines plantes résistent mieux que d’autres. Des sources alimentaires et des produits forestiers non ligneux plus diversifiés renforcent la sécurité alimentaire et offrent des revenus plus stables aux communautés locales du Sahel.

Femme prenant soin d’un arbre au Niger

Paysage verdoyant au Sénégal

En ravivant les « forêts souterraines » du Sahel, les communautés contribuent à atténuer le changement climatique, tout en s’y adaptant et en renforçant leur résilience face à ses impacts.

Une importante stratégie locale d’atténuation du climat

La dégradation des terres, qui réduit la capacité des sols à stocker les gaz à effet de serre, est l’une des principales causes du changement climatique. Inverser la dégradation des terres est donc crucial pour faire face au changement climatique.

En restaurant les forêts dormantes du Sahel et en régénérant la santé des sols, la RNA aide à garder le carbone dans les arbres et dans le sol plutôt que dans l’atmosphère. Ainsi, en plus d’aider les communautés à s’adapter au changement climatique, la RNA constitue une stratégie locale, peu coûteuse et extensible pour l’atténuation du climat.

Les Communautés Reverdissent le Sahel sensibilise les décideurs aux avantages climatiques de la RNA. Nous collaborons avec eux à tous les niveaux, du local au mondial, pour faire reconnaître la RNA comme une méthode efficace d’atténuation et d’adaptation au changement climatique, et pour soutenir sa mise à l’échelle massive, notamment en intégrant la RNA dans les politiques et stratégies climatiques et foncières.

La RNA augmente les niveaux d’eau et permet l’irrigation

Baobab au Sénégal